Ihsan Dababisa raconte les tortures et les humiliations subies

La jeune femme palestinienne qui a été filmée, menottée et les yeux bandés, tandis qu’un soldat israélien dansait autour d’elle, a déclaré jeudi que la vidéo ne fait que montrer le début d’un « voyage à travers les tortures et les humiliations.

Dababisa s’est exprimée devant le correspondant de Ma’an dans sa maison du village de Nuba, à l’ouest d’Hébron, et a décrit l’épreuve qui a suivi son enlèvement.

Dababisa raconte qu’elle a été enlevée au poste de contrôle Atzion, à 8 heures le 11 Décembre 2007, puis jetée dans une jeep militaire, menottée et les yeux bandés. Elle a été emmenée à la cour du centre de détention Atzion, et s’est retrouvée au milieu un groupe de soldats.

Quelques instants plus tard, dit-elle, elle a entendu une forte musique et l’un des soldats a tenté de la toucher. Elle a essayé de rester collée à la paroi, puis un autre soldat est arrivé avec une bouteille de vin et lui a offert un verre. Quand elle a refusé, il a continué à la harceler.

Les soldats m’ont alors agressée « comme des chiens vicieux ».

« Ils ont commencé à me frapper à coups de crosse et sur les jambes. Un des soldats m’a cogné la tête contre la carrosserie de la jeep militaire jusqu’à ce que je me sois évanouie. Puis je me suis retrouvée en face d’une femme médecin en uniforme militaire. Après m’avoir examinée ils m’ont transféré à un centre d’interrogatoire où ma traversée de la torture et de l’humiliation a commencé. »

« Le nom de l’officier qui a commencé à m’interroger était Beran. Il a menacé de démolir la maison de ma famille et d’arrêter mes frères et sœurs, et l’interrogatoire a duré deux heures. Après cela, j’ai été transférée, avec les yeux bandés, vers un autre centre d’interrogatoire, je pense que c’était le complexe de Russie [centre israélien d’interrogatoire et de torture bien connu des Palestiniens – N.d.T], où il y avait trois interrogateurs. »

« Peu de temps après mon arrivée ils ont commencé à m’insulter et à me maudire en utilisant des mots que je ne veux pas dire. L’un des interrogateurs me tirait par les cheveux. Je suis restée menottée pendant tout ce temps. L’interrogatoire a duré jusqu’à 11 heures du soir, puis ils m’ont transférée à la prison de Hasharon où ils m’ont accusée d’avoir tenté de poignarder quelqu’un, et d’être affiliée au Jihad islamique [une des organisations de la résistance palestinienne – N.d.T]. Les avocats de la Société des prisonniers [association de défense des prisonniers palestiniens] m’ont défendue et j’ai été condamnée à 22 mois de prison. J’ai été libérée le 6 septembre 2009. »

Plus d’un an après après sa sortie de prison, Dababisa s’est soudain vue dans les informations. « Ils parlaient de moi, je ne pouvais pas croire ce que je voyais de mes propres yeux. J’étais sur le point de m’évanouir, j’ai commencé à pleurer, je ne pouvais plus dormir la nuit. Tous ces souvenirs, alors que j’étais au milieu d’un groupe de soldats sadiques, criminels et pervers dépourvus de sentiments et d’humanité, me sont revenus à l’esprit. »

Dababisa dit aussi qu’elle ne sera pas apaisée « jusqu’à ce que les soldats soient punis par la justice, en exemple pour tous ceux qui osent humilier ou insulter tout prisonnier palestinien. »

Source de l’article : Info-palestine.net

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Publié le octobre 11, 2010, dans Actualité Cisjordanie, Les Sionisteries. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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